Numéro 2 de « Vie de gauche »
En annonçant sa création le Parti de Gauche a lancé une sacrée gageure : fonder un nouveau parti tout en développant, simultanément, un cadre unitaire pour les élections européennes ! Côté Front de Gauche nous avons entrepris depuis décembre de rencontrer tous ceux qui sont susceptibles de s’y engager. En gros, toutes les forces de gauche qui se sont opposées aux TCE et Traité de Lisbonne : le PCF bien sûr, avec la déclaration commune que l’on sait qui a crédibilisé « l’objet », puis, à notre demande ou à la leur : les Alternatifs, le POI, la Coordination Nationale des Collectifs Unitaires (CNCU), le M’PEP (initié par Jacques Nikonoff et ses amis), le NPA, le MRC et les Communistes Unitaires. On ajoutera des rencontres plus informelles avec des écologistes de gauche (on pense notamment à Martine Billard ou Francine Bavay). Une fois rencontré Lutte Ouvrière on aura fait le tour.
Concrètement cela se passe comme ça : on décide d’un rendez-vous en fonction des agendas des uns et des autres mais aussi du « niveau » que l’on veut donner à la délégation (présence ou non de Jean-Luc et Marc), puis on fait appel à « candidature » au BN avec une exigence de parité (on y est presque toujours arrivé !). La rencontre (entre 1 et 2 heures) donne lieu ensuite, selon le degré de l’accord et de ce que nous pouvons dire ensemble, soit à un communiqué commun, soit à un compte rendu validé par les deux parties, soit, plus rarement, à des expressions séparées.
Sur le fond, globalement toutes ces rencontres se sont déroulées dans un bon climat, respectueux de part et d’autre, et, bonne nouvelle, nous n’avons pour le moment essuyé aucun refus sur notre proposition. Après les réponses sont évidemment très différentes : le PCF s’est engagé avec nous ; les Communistes Unitaires, le CNCU, le M’PEP demandent à l’intégrer ; les Alternatives sont plutôt d’accord sur la démarche ; le POI ne ferme pas la porte ; le MRC dit « ni oui, ni non » mais parait, pour le moment, ouvrir l’alliance au PS, ce que nous refusons ; le NPA affirme que son congrès répondra et nous leur disons que l’on peut discuter de toutes propositions pour arriver à un accord. Bref ça vit, ça bouge et rien n’est joué. A nous tous d’engager le même genre de discussion localement et de faire vivre le Front avec ceux qui en sont déjà d’accord.
Eric Coquerel
SN chargé des relations extérieures et unitaires
Vie de Gauche n°2 (1,1 MiB, 0 hits)






