Numéro 7 de « Vie de gauche »

Salon agriculture 2009 - Taureau - Auteur : KoS - Source : Commons

Le Salon de l’Agriculture est l’occasion, une fois par an depuis 100 ans, de rencontrer à Paris, rassemblés, des professionnels de l’agriculture, de l’élevage, de l’aquaculture, de l’agroalimentaire, des organisations syndicales et professionnelles, de l’enseignement, de la recherche, et … de mieux connaître les régions. Car dans ce cadre immense, pittoresque et festif, où circulent plus de 600 000 personnes, on voit aussi les plus beaux animaux, on déguste les meilleurs produits.

Jean-Luc Mélenchon s’y est rendu le 23 février. Accompagné d’une quinzaine de partisans, il a longuement et cordialement dialogué avec les professionnels de ces secteurs à propos du travail de l’Europe sur la Politique agricole commune et de la nécessaire prise en compte de
l’écologie. L’attente est grande parmi ces personnes passionnées par leur métier. Des personnes qui travaillent très dur et dont la rémunération est liée au marché, à la concurrence internationale, aux aléas climatiques ou à des subventions variables et surtout favorables aux très gros propriétaires. Elles ont le sentiment d’être méconnues de la population et des politiques. Elles s’inquiètent devant les réformes libérales, le vieillissement de la population agricole et l’extrême difficulté de s’installer pour les jeunes. Le prix de la terre est de plus en plus élevé, les seuils de rentabilité impliquent des propriétés étendues et équipées, l’endettement est général. Les agriculteurs sont de moins en moins nombreux, dans une campagne désertifiée, où les services se raréfient. Ils veulent privilégier la qualité
mais sont soumis à l’organisation de la grande distribution.

Jean-Luc Mélenchon a rencontré des syndicalistes de la FNSEA et de la Confédération paysanne. Ainsi que des chefs d’établissement de l’enseignement public agricole. À l’INRA, on a pu voir les succès de la recherche. À l’ONF, l’avenir de nos forêts et les espoirs écologiques de la sylviculture. Dans le secteur des Antilles, il a été possible de dialoguer sur
la dramatique situation actuelle.

L’intérêt était bien perceptible pour un homme et un parti politique qui se préoccupent des réalités économiques, des données humaines et sociales, environnementales, au contraire de ceux qui ne voient dans l’agriculture qu’une donnée économique à soumettre à la loi idéologique de la déréglementation. Le Parti de Gauche s’est bien fait connaître.

Martine Chrétien-Masson

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