Décret cosmétique pour tromperie politique

Devant l’émotion suscitée par l’avalanche des annonces de bonus, stock-options, parachutes dorés et autres retraites chapeaux que continuent à s’octroyer plusieurs grands patrons – alors que se succèdent les plans de licenciements et les restructurations – Sarkozy et Fillon ont fini par se résoudre à réglementer par décret.
Il s’agit avant tout d’une opération de communication destinée à faire illusion auprès des citoyens. La portée pratique du décret est scandaleusement limitée.
Nos réponses aux explications du MRC sur son refus du Front de Gauche
Dans la résolution de son CN du 23 mars puis dans un argumentaire publié par Sami Nair cette semaine, la direction du MRC donne sa version de l’échec des négociations sur le Front de Gauche. Nous ne voulons pas entamer une polémique avec ce mouvement et son Président dont nous respectons les convictions et partageons nombre de références républicaines mais, afin que chacun puisse se faire une opinion, nous jugeons utile de rendre publique notre vision de ces discussions et de rectifier précisément plusieurs éléments avancés qui ne correspondent pas à la réalité du texte de résolution du Front de Gauche issu des négociations avec le MRC.
Numéro 11 de « Vie de gauche »
« Pace », c’est ce que veulent les Strasbourgeois de plus en plus remontés face aux conditions inouïes imposées lors du sommet de l’OTAN du 1er au 5 avril. Déjà des patrouilles circulent dans Strasbourg et contrôlent n’importe qui. Un QG a été installé pour l’occasion en plein milieu du centre ville de Strasbourg : un carré de 50 m de barbelés protège ce camp romain improvisé sur un parking. À cela s’ajoute le bruit continuel des deux hélicoptères qui se relayent jour et nuit. Quarante mille policiers et militaires sont annoncés.
L’autosatisfaction de Sarkozy réduite à néant par la réalité des chiffres du chômage
Annoncés aujourd’hui, les chiffres du chômage pour le mois de février réduisent à néant le discours d’autosatisfaction de Sarkozy hier à St Quentin. « Nous n’avons pas commis d’erreur » osait-il affirmer. Les faits le démentent cruellement. Mini plan qui ne relance rien, mesurettes « sociales » insuffisantes, paquet et bouclier fiscal redistribuant aux riches et à la spéculation plutôt qu’au pouvoir d’achat et à l’investissement, défiscalisation des heures supplémentaires et liquidation des 35 heures, toute sa politique aggrave la situation de l’emploi.
Pourquoi veulent-ils (encore) tuer Jaurès ?

La campagne pour les prochaines élections européennes a bel et bien commencé. Le Front de gauche est en marche. Vendredi 20 mars, le premier meeting de Jean-Luc Mélenchon, tête de liste dans la région Sud-Ouest, s’est tenu à Carmaux, dans le Tarn, célèbre ville dont Jean Jaurès fut le député et le défenseur infatigable de tant de luttes ouvrières et sociales. La réunion fut un succès, une magnifique salle pleine et enthousiaste.
En riposte, la veille au soir, le Front national de Midi Pyrénées avait collé sur les murs une affiche proclamant : « Jaurès aurait voté Front national » et reprenait une citation du grand théoricien socialiste et républicain : « A celui qui n’a plus rien, la Patrie est son seul bien ! ». Un communiqué du parti fasciste accompagnait cette opération en dénonçant le « socialo-trotskyste Mélenchon » et affirmait que « la seule formation qui défend les valeurs de justice sociale et d’humanisme est le FN ».
Réunion publique du Front de Gauche à Rodez
Après un lancement en France le 8 mars au Zénith de Paris devant près de 6 000 personnes, puis le premier meeting de la liste Sud-Ouest à Carmaux le 20 mars.
Le Front de Gauche se lance en Aveyron.
Rendez-vous le 26 mars 2009 à 20h30
Salle des fêtes de Rodez
pour la première réunion publique
du Front de Gauche en Aveyron
Avec :
- Martine Perez (P.C.F.), conseillère régionale et secrétaire départementale
- Guilhem Serieys (P.G.), conseiller régional et vice président du Grand Rodez
-
des intervenants de mouvements sociaux aveyronnais
Vu dans la Dépêche du Midi du 22 mars 2009
Jean-Luc Mélenchon candidat du Front de gauche dans la région sud-ouest pour les Européennes.
Tête de liste de la région sud-ouest pour le Front de gauche, le sénateur et fondateur du Parti de gauche Jean-Luc Mélenchon était présent hier matin, place de la Cité aux côtés de quelques militants et de son directeur de campagne Guilhem Serieys. Après un meeting tenu à Carmaux la veille, il a profité du marché de Rodez pour prolonger sa tournée aveyronnaise. Avant de rejoindre Millau hier après-midi, la tête de liste s’est montrée confiante quant au résultat du scrutin européen. Contexte socio-économique bouillonnant, opposition au Traité de Lisbonne, démarche unitaire de la «gauche du non» : les paramètres sous-tendent son optimisme. Assurant que son adversaire UMP D. Baudis «n’aurait pas la partie facile», il a également mis en garde «les chefs socialistes». « Les militants socialistes tenants du «non» suivront leur conscience», conclue-t-il.
Numéro 10 de « Vie de gauche »
Le mouvement social du 29 janvier était un premier coup de semonce. Celui du 19 mars en est la réplique. Plus forte. Plus déterminée.
De Marseille à Paris en passant par Le Havre, Strasbourg, Bordeaux, près de 3 millions de travailleurs sont descendus dans les rues pour crier leur colère. Clamer au couple Sarkozy – Parisot leur refus de payer la crise, exiger le maintien de leur emploi, l’augmentation de leurs salaires, le renforcement du service public. Leur dire que ça suffit comme ça.
Européennes. Mélenchon : « Ma cible, c’est Baudis »
Il lance sa campagne dans la région. Jean-Luc Mélenchon, tête de liste du Front de gauche dans le Sud-Ouest, a lancé officiellement sa campagne pour les européennes, hier, lors d’une réunion à Toulouse. Il est aujourd’hui à Carmaux et demain à Rodez.
Pourquoi êtes-vous candidat dans le Sud-Ouest ?
C’était la région qui était la plus significative politiquement de la démarche de rassemblement que j’entreprends à partir du Parti de gauche et avec le PC. Dans cette grande circonscription, ces deux partis sont bien déployés sur le territoire. Enfin, c’est une circonscription dont la totalité des départements a voté non au référendum constitutionnel et qui est en panne de représentation politique de la gauche du non, car aucun des députés européens de cette circonscription ne s’est opposé au traité de Lisbonne dans le vote au Parlement européen.
Revue de presse du 18 mars 2009
J.L. Mélenchon entame sa campagne
Le Front de Gauche averyronnais a initié lundi sa campagne pour les élections européennes lors d’une conférence de presse Salle Montaigne à Rodez. La liste menée par Jean-Luc Mélenchon dans la région Sud-ouest réunit le parti de gauche, le PCF et les militants unitaires du NPA. Martine Perez, secrétaire départementale du PCF a appelé à prolonger « la grande victoire populaire du 29 mai 2005 ». A l’unisson de la journée de mobilisation syndicale du 19 mars, le Front de Gauche prétend ainsi offrir « un débouché politique porteur d’espérance face à la crise ». Guilhem Serieys, membre du bureau national du Parti de Gauche, s’est prononcé pour une « rupture avec le Traité de Lisbonne et la construction d’une Europe libérale ». Conccurent du PS, « le Front de Gauche a pour mission de rendre le social-libéralisme minoritaire à gauche », a conclu le conseiller municipal. Unique regret pour Guilhem Serieys : « la démarche solitaire d’Olivier Besancenot ».
Samedi, Jean-Luc Mélenchon se rendra sur le marché de Rodezau lendemain d’un meeting tenu à Carmaux, salle François Mitterrand.







