Revue de Presse du 23 avril 2009
Centre Presse du 23 avril 2009
Européennes : Mélenchon et Picquet à Creissels demain
Le fondateur du Parti de gauche et le co-fondateur du NPA, dont il est désormais exclu, animeront un meeting.
LE FRONT DE GAUCHE ne ménage pas ses efforts pour les élections européennes du 7 juin, et Jean-Luc Mélenchon, la tête de liste pour la région Sud-Ouest, est le premier à donner l’exemple. Après un passage à Millau au mois de mars, le sénateur de l’Essonne sera de retour vendredi pour animer un meeting de campagne à la salle des fêtes de Creissels. Fondateur du Parti de gauche, transfuge de Parti socialiste, M. Mélenchon sera à la tribune aux côtés de la syndicaliste Ca-thy Daguerre, membre du PCF, en deuxième position sur la liste.
Député européen sortant, président de la gauche unie européenne, le communiste Francis Wurtz sera aussi du voyage à Creissels, comme Christian Picquet, une ex-figure du NPA, porte-parole de la gauche unitaire depuis son exclusion du parti de Besancenot. « Petit préféré de Sarkozy et chouchou des médias dont le fonds de commerce est de dire non à tout », dit de Besancenot le secrétaire de la section locale du PCF André Pérez, à peine un peu moins rosse avec José Bové, tête de liste d’Europe Ecologie, et Kader Arif (PS), qu’il accuse de « hold-up démocratique, en volant au peuple la victoire du non ». « 80 % des décisions prises en France sont des conséquences de directives européennes, prises dans le cadre des traités que seuls, nous membres du Front de gauche, avons combattus », insiste M. Pérez, restituant ainsi le débat des Européennes. Guilhem Seyries, représentant aveyronnais du Parti de gauche, parle, lui, de deux votes pour le prix d’un : « Sanctionner Sarkozy et l’Europe libérale du traité de Lisbonne ».
A noter que le paysan Raymond Fabrègues (Confédération paysanne) et Didier Bèzes, syndicaliste à EDF, participeront aussi à ce meeting.
H.C.
Midi Libre du 23 avril 2009
Jean-Luc Mélenchon « Tout est à faire »
Ancien ministre et figure de l’aile gauche du PS, il Ta quitté pour fonder le Parti de Gauche.
« Je fais le pari de profiter du vide laissé par les deux premiers partis », avoue la tête de liste du Front de Gauche.
Jean-Luc Mélenchon estime en effet que le PS et l’UMP « ne semblent pas très intéressés par la campagne des européennes (…) Ils ne se sentent sans doute pas très à l’aise. »
Un seul regret, avoue-t-il, que le NPA ne se soit pas associé au PG et au PCF pour faire du Front de Gauche l’un des poids lourds de cette élection. « Avec eux, on aurait pu faire la course pour savoir si on arrivait devant le PS », re-grette-t-il.
Mais cela ne l’empêche pas de se lancer dans la bataille, avec la volonté d’être au plus près des préoccupations de ces gens qu’il croise au quotidien, si loin des « technocrates » de Bruxelles. Et de citer l’exemple du fameux rosé : « Cela sent l’Anglo-Saxon à plein nez. Qui n’y connaît rien au pinard… Le vin, ce n’est pas seulement du liquide, encore moins du soda », lance-t-il après avoir rencontré des vignerons de l’Aude…







