Numéro 24 de « Vie de gauche »

Côte normande

La côte normande, bien connue pour ses hautes falaises, est aussi un enjeu énergétique puisque le gouvernement soutient actuellement trois projets dont nous pouvons douter qu’ils répondent aux intérêts du plus grand nombre (EPR à Flamanville et Penly – près de Dieppe , terminal méthanier à Antifer, près d’Etretat).

Dès l’annonce par Sarkozy du choix de Penly pour l’implantation d’une centrale nucléaire de type EPR, le Parti de Gauche de SeineMaritime a exprimé son opposition et pris contact avec des associations et partis politiques.

D ’un point de vue économique, les premiers chantiers EPR (Flamanville, Finlande) sont des gouffres financiers et la relance du programme nucléaire français aura un coût considérable qu’on dissimule : on n’inclut pas, pour l’instant, dans le prix de l’électricité vendue aux particuliers et aux entreprises la facture colossale du démantèlement des centrales ni du stockage de déchets actifs.

Enfin, la position de monopole du nucléaire en France pour la production d’électricité empêche de consacrer l’argent nécessaire aux développements des énergies renouvelables et aux économies d’énergie, lesquelles pourraient créer beaucoup plus d’emplois durables (habitat vert, développement de l’éolien, marémoteur, solaire, géothermie).

Du point de vue écologique, le nucléaire n’est pas neutre en termes de production de CO2 et c’est une industrie dangereuse qui a connu des accidents graves aux États-Unis (Three Mile Island) et en Russie (Tchernobyl). Localement, l’autorité de sûreté nucléaire (ASN) vient d’épingler EDF concernant la centrale nucléaire de Paluel (à 40 km de Penly) lui enjoignant de mettre en oeuvre un plan de rigueur en matière d’exploitation et de maintenance du site (Le Progrès, 25 juin 2009).

L’ensemble de ces arguments confortent les positions adoptées par le PG concernant la planification écologique et confirment que l’écologie n’est pas « soluble » dans le capitalisme.

En Seine-Maritime, le PG, présent au sein du Collectif « Stop-EPR », participe à un grand rassemblement dimanche 18 juin à Dieppe. Pour l’avenir, le PG 76 poursuivra son action au sein de ce collectif, prolongera les contacts déjà noués avec les associations de défense du littoral concernant le projet de terminal méthanier à Antifer et entend, dans le cadre de l’éducation populaire, promouvoir des projectionsdébats du film Rien à signaler (RAS) relatant la soustraitance au sein des installations nucléaires.

Florent Bussy et Christian Gauthier

Vie de Gauche n°24 (pdf, 513 Ko)

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