Numéro 31 de « Vie de gauche »
Pendant que des camarades allaient en Irlande soutenir le « non », pendant que d’autres faisaient campagne dans les Yvelines autour de François Delapierre, une poignée menait une campagne autrement plus modeste. Pour un enjeu qui n’en restait pas moins symbolique.
Il s’agissait de faire reconnaître le Parti de Gauche comme association à l’Institut d’Études Politiques de Paris afin de pouvoir réserver des salles, tracter, afficher… Pour cela, il fallait récolter 120 votes d’étudiants contre 60 l’année dernière ! Un seuil élevé d’autant que rien n’a été fait pour que les étudiants participent (tables de présentation des associations reléguées dans un bâtiment annexe, information inexistante ou presque…) et que toutes les associations remettent leur existence en jeu chaque année.
Les maigres forces du PG sur place ont reçu le soutien amical d’autres camarades du comité Paris-centre et du réseau jeunes d’Ile-de-France. Qu’ils en soient ici remerciés, d’autant que l’environnement de « Sciences-Po » n’est pas franchement favorable à nos idées.
Surtout, l’enjeu n’était pas seulement matériel. Ce fut l’occasion d’une véritable campagne politique : plus de 2 000 tracts distribués en quelques jours (pour 8 000 étudiants), une réunion d’information à laquelle ont participé une douzaine de personnes, une présence quotidienne pour informer, expliquer, présenter le Parti de Gauche, ses positions nationales. Ce fut aussi l’occasion de présenter nos projets « locaux » : participation à une « université alternative » avec ATTAC, Sud, le NPA, le PS et des associations étudiantes, qui organisent un mardi sur deux une conférence sur les thèmes du travail, de l’écologie, de l’Europe et des pays du Sud, projets de conférence sur la planification écologique, la situation au Chili et en Amérique Latine, pour défendre la laïcité, venue éventuelle de Jean-Luc Mélenchon…
Et à l’arrivée, un constat : les partis politiques ont tous souffert pour atteindre le seuil fatidique (PG, NPA, LO). Les organisations de gauche (ATTAC, Chorale politique et syndicale…) aussi. Dimanche soir, à quelques heures de la fin du vote, il manquait encore 20 voix. Mais un dernier effort et l’aide précieuse des adhérents du campus franco-allemand de Nancy a permis d’atteindre les 120 voix !
Bilan ? Le droit d’exister, une trentaine de contacts recueillis, deux adhérents de plus et deux sympathisants qui ont participé comme s’ils avaient déjà adhéré… Maintenant que nous avons gagné le droit d’exister, au travail !
Le cercle PG de Sciences-Po
Vie de Gauche n°31 (pdf, 1,3 Mo)






