Tous ensemble le 10 février pour sauver l’hôpital de Decazeville

Sauvons l'Hôpital de Decazeville

Le service de soins continus du centre hospitalier est en sursis depuis l’annonce d’une baisse de son financement. Une décision qui présage d’un possible démantèlement.

L’État veut asphyxier l’hôpital de Decazeville. Le 30 décembre, la direction du centre hospitalier de l’Aveyron a reçu un courrier cinglant de l’Agence régionale de l’hospitalisation (ARH)  : les subventions allouées au service de soins continus (réanimation) vont être réduites. « La décision devait prendre effet au 1er janvier, deux jours après l’annonce, c’est complètement tordu », s’exclame Pascal Mazet, secrétaire du CHSCT (comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail).

Le manque à gagner serait chiffré à 300 000 euros. « L’ARH nous dit qu’on peut continuer à travailler… Mais sans argent  ! Si le service ferme, il y aura moins de patients, et le déficit de l’hôpital sera aggravé, c’est choisir entre se couper le bras droit ou le bras gauche », se révolte Lilian Lamagat, responsable de la CGT. « Sans réanimation, les blocs opératoires seraient aussi menacés », ajoute Pascal Mazet. Cette décision est justifiée par l’ARH, qui n’a pas souhaité s’exprimer, pour faire des économies. Alors même que l’État doit 15 millions de subventions non versées à l’hôpital, d’après la CGT.

L’utilité du service de soins continus n’est pourtant pas contestée. « Le taux de remplissage est de 75 %, 3 lits sur les 4 sont occupés », explique Lilian Lamagat. Les salariés ont donc mis les pieds dans le plat. Jeudi dernier, une centaine d’entre eux ont débarqué en plein conseil d’administration. Les collectifs Tous ensemble, au sein desquels sont rassemblés habitants, syndicats et partis politiques, sont invités à se réunir.

« Je suis perdu, si l’ARH veut fermer l’hôpital, qu’elle le dise, plutôt que de le démanteler par petits bouts. Ils sacrifient la santé des habitants », se lamente Azouz Bedioui, président de la commission médicale d’établissement. Dans le bassin de Decazeville, 49 000 personnes dépendent de cette structure de proximité pour se faire soigner. Et la menace qui plane sur l’hôpital est récurrente  : la maternité avait été sauvée en 1998 grâce à la mobilisation. « Dans cette région ouvrière, après la fermeture des mines, la population a l’habitude de se battre », explique Pascal Mazet.

Source : L’Humanité.fr

Le Tous Ensemble et le personnel de l’hôpital de Decazeville organise un rassemblement devant l’hôpital de decazeville à partir de 16H30 le Mercredi 10 février 2010.

Montrons notre colère et notre résistance face aux tutelles qui veulent véritablement fermer nos services actifs comme avec le non financement du service des soins continus, soyons nombreux le mercredi 10 Février 2010 à 16h30 devant l’hôpital.

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