
Dimanche 5 mai, plus de 180 000 personnes ont marché à Paris contre la finance, l’austérité et pour la 6e République. Un an après l’élection de François Hollande, cette manifestation a confirmé d’une part le refus du peuple de gauche de la politique d’austérité menée par le gouvernement, d’autre part la possibilité de rassembler une majorité alternative appuyant une autre politique.
La mobilisation de très nombreux syndicalistes, salariés d’entreprises en lutte et le caractère populaire de la marche attestent de cette volonté de changement. La présence du NPA de même que celle d’Eva Joly et de nombreux élus, responsables et militants d’EELV constituent un événement majeur. Le mot d’ordre de changement de régime qu’exprime l’appel à une 6ème République a largement irrigué la marche.
La réponse du gouvernement n’a pas été à la hauteur de cette formidable aspiration. La récente conférence de presse du président le démontre. Malgré son échec, il persiste dans sa politique libérale. Il va maintenant brader les entreprises publiques et veut jeter encore plus notre pays dans les bras de la finance y compris internationale. Il se plie à l’exigence du gouvernement Merkel qui prône un gouvernement de la zone euro sans même remettre en cause l’orientation de ces politiques ultralibérales. C’est la suite du Traité Merkozy en pire.
Les Français auront compris en l’écoutant que ce qui est proposé c’est la continuité dans le changement : encore des avantages fiscaux pour les entreprises et toujours plus de réductions de droits pour les travailleurs à commencer par les retraites.
Le 5 mai, dans la rue, des milliers de personnes ont dit leur refus de ces orientations. Les semaines à venir, à commencer par les répliques régionales des 1er et 2 juin, permettront à toutes celles et ceux qui refusent cette politique de plus en plus libérale de le dire haut et fort. Le même week-end, en Espagne et au Portugal seront organisés de grandes marées citoyennes contre l’austérité.
A Toulouse, le 1er juin, avec le Front de Gauche et Jean-Luc Mélenchon, nous marcherons pour un changement radical de politique, contre la finance et l’austérité et pour le passage à la 6e République !
Rassemblement à 13h, Place Esquirol.
BUS AU DÉPART DE L’AVEYRON
Trajet Decazeville / Montbazens / Villefranche /Toulouse :
- Départ : 8 h 30 place Decazes, 9 h 00 Montbazens et 9 h 20 Giratoire Saint-Rémy à Villefranche
- Inscriptions : Pascal Mazet 06 21 38 18 01 ou Marie-Claude Diaz 06 20 80 76 26
Trajet Millau / Saint-Affrique / Toulouse :
- Départ : 9 h 00 parking de la Grave et 9 h 30 devant le café du Jardin
- Inscriptions : Michel Barthes 06 81 64 40 20, Yves Lalague 06 60 59 86 60, Didier Bèzes 06 84 46 60 94 ou Michel Joinville 06 07 09 90 57
Trajet Rodez / La Primaube / Naucelle / Toulouse :
- Départ : 9 h 30 à la gare, 9 h 50 à la Primaube, place de l’Etoile et 10 h 05 à Naucelle, devant le restaurant Le Flambadou
- Inscriptions : 06 44 07 21 96
Vous pouvez aussi vous inscrire à tous les bus par mail : 12@marchepourla6eme.fr
PARTICIPATION AUX FRAIS : 15€ par personne à payer à l’inscription ou au départ du bus.
Pour en savoir plus rendez-vous sur le site de la marche toulousaine.





Les responsables locaux du Parti de Gauche appellent à la manifestation à Paris, le 5 mai.
Le projet de loi sur l’amnistie des syndicalistes vient d’être rejeté en commission des lois à l’assemblée nationale, avec la bénédiction de l’Elysée et de Matignon.
Tracts, pétition (800 signatures dans le Bassin, un rendez-vous est demandé à la députée Marie-Lou Marcel) : le Front de Gauche et ses composantes n’ont pas ménagé leurs efforts anti politiques d’austérité ou anti ANI (accord national interprofessionnel). Avant la marche pour la VIe République du 5 mai à Paris (pour laquelle un bus aveyronnais est affrété ; contact : 06 44 07 21 96), le Front de Gauche organise un meeting départemental, ce vendredi 26 avril à 20h30 à la salle d’animation de Firmi. «Cela faisait quelque temps que nous demandions des orateurs nationaux. Ce meeting s’inscrit dans un contexte de dénonciation et de lutte contre les politiques d’austérité, d’atteintes au droit du travail, de hausse du chômage, de plans sociaux et de baisse du pouvoir d’achat. Les gens se sentent trahis. Il faut changer le système ; nous proposons des solutions avec la 6e République», expliquent Jean-Louis Roussel, Marie-Claude Diaz et Alain Zarate.
Trois ministres situés sur la gauche du gouvernement, Cécile Duflot, Arnaud Montebourg et Benoît Hamon, osent demander une inflexion de sa politique. Chacun à sa manière dénonce, à juste titre, une austérité dévastatrice, tant économiquement et qu’humainement. Offusqué, le président recadre sans tarder ce trio blasphémateur. Pas question, circulez, y a rien à voir !
